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Après avoir rendu près de 2 % jeudi, le CAC a fait quasiment de même le lendemain. Nous voici donc au niveau des 3650 pts, soit à plus de 200 pts du plus haut en séance du 22 septembre dernier. Le marché s' est donc résolu à plus de raison. De nombreux intervenants pensent en effet que les marchés se sont quelquepeu emballés durant ces derniers mois, et que cela ne correspond en rien en la réalité économique du moment. Ce n' est évidemment pas tout à fait faux, même s' il faut garder à l' esprit que le marché anticipe souvent plusieurs mois à l' avance. Ceci étant, le CAC se retrouve bel et bien sous sa moyenne mobile à 20 jours. En clair, le marché reste donc négatif à l' heure actuelle. Nous avons à présent un support à hauteur des 3550 pts environ, soit à une centaine de points du cours du moment. Par la suite, si celui-ci venait à lacher il faudrait regarder du côté des 3400 pts. Cette zone correspond à une double résistance devenant donc support à la descente. A terme, si ce scénario se vérifiait cela ferait donc perdre plus de 450 pts par rapport au plus haut de septembre dernier. Cela fait beaucoup, mais ce n' est pas impossible. Dans l' absolu, si le niveau des 3400 pts était maintenu, cela ne représenterait donc pas vraiment un danger. Nous resterions en effet dans une logique de retournement effectif depuis le plus bas de mars dernier. Par contre, si la zone évoquée venait à ne finalement pas tenir à terme, la logique du scénario du rebond technique reprendrait ses droits avec les conséquences que l' on peut imaginer, à savoir un retour à 2950 pts. Cela parait lointain, et donc peu vraisemblable actuellement, même si en matière de Bourse tout est toujours possible.
De moins en moins d' économistes et autres analystes croient à une reprise en " V ". Ils optent, à juste titre, sur une configuration en " W ". A savoir une phase de reprise technique comme celle que nous connaissons actuellement, pour mieux " redégueuler " par la suite. Cette hypothèse est loin d' être à exclure, même si les politiques ont tout intérêt à la balayer. Il ne s' agirait en effet pas de démoraliser les ménages qui rechignent toujours à la dépense, même s' il est vrai que l' on peut les comprendre, tant les taxes en tous genres pleuvent régulièrement.
SARKOZY croit dur comme fer à la reprise, mais quand on sait qu' il n' a même pas été capable de voir venir la crise, on peut avoir des doutes légitimes sur ses capacités à anticiper l' avenir. Toujours est-il que sur le terrain la crise est bien là. Les chiffres du chômage restent évidemment et fort logiquement castastrophiques, or une reprise sans diminution du chômage n' est pas une reprise. Il faut cesser de se raconter des histoires. Si une reprise solide était réellement au rendez-vous, la courbe du chômage s' inverserait assez vite. Ce qui n' est ni le cas ici, ni de l' autre côté de l' atlantique. Le moteur économique cale encore donc régulièrement.
Bref, ce n' est pas vraiment gagné. Le scénario d' unecrise latente pouvant donc durer pendant des années reste donc d' actualité, surtout en europe. La capacité des USA pour rebondir reste en effet supérieur, même si l' amérique d' Obama a quand même sérieusement pris du plomb dans l' aile. A terme, il est en effet bien peu probable que les USA retrouvent un jour leur opulent taux de chômage d' avant la crise. Par la force des choses, les ménages américains vont être dans l' obligation de revoir leur manière de consommer. Le crédit à outrance sur tout et surtout n' importe quoi n' est plus possible. Les américains le savent bien. On en veut encore pour preuve le brutal décrochage des ventes automobiles après l' arrêt de la prime à la casse locale, il y a peu.