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La grande banque suisse a donc plié face au fisc yankee. Enfin pas complètement. L' IRC ( le fisc américain ) comptait en effet " récupérer " pas moins de 52 000 identités et ce ne sera finalement que 5000 noms qui seront lachés par le groupe suisse. UBS et les autorités américaines devraient en effet annoncer d' ici quelques jours les modalités de l' accord conclu entre les deux parties. D' après certaines sources, en agissant ainsi, UBS éviterait une grosse amende, et surtout l' interdiction d' exercer sur le territoire américain. Les autorités américaines s' étaient en effet montrées très menaçante à l' égard d' UBS concernant ce point.
Mine de rien, c' est une énorme brèche qui vient de s' ouvrir au sein du sacro-saint secret bancaire suisse. L' histoire nous dira si la Suisse en sortira indemne. Les banquiers suisses n' en sont désormais plus aussi sûrs. Une page a peut-être été tournée, même si la Suisse en a vu d' autres.
Toujours est-il que les banques suisses vont se montrer de plus en plus méfiantes par rapport à la clientèle internationale et américaine bien entendu. Plusieurs grands établissements financiers ont d' ailleurs pris les devants ces derniers mois, tel CREDIT SUISSE par exemple, qui fait en sorte que ses clients soient totalement en règle avec le fisc de leur pays. Chat échaudé craint l' eau froide, et tout le monde a donc désormais intérêt à faire attention.
Les banquiers suisses " flippent ", il faut bien le reconnaitre. Eux qui se croyaient dans une forteresse imprenable depuis des lustres, se rendent compte que les choses ne seront plus tout à fait comme avant. En off, certains banquiers de la place se disent quand même " soulagés " en quelque sorte. Ils seraient même prêts à changer leurs méthodes de travail. A voir... En tout cas, il ne va plus falloir vraiment compter sur le " fameux " SECRET BANCAIRE suisse. Il a quand même pris un sacré coup dans la " gamelle ". Tout le monde en a désormais conscience en Suisse même si beaucoup ont encore un mal fou à l' admettre.
Il est également à préciser que le " bon peuple " suisse commence à en avoir marre de des pratiques peu orthodoxes. Tout le monde ne roule en effet pas sur l' or au pays du chocolat. Au fil du temps, c' est même de moins en moins vrai. La classe moyenne suisse a en effet pris une énorme claque ces dernières années. Les banquiers suisses n' ont donc plus vraiment la cote en Suisse. Le système est donc très probablement en bout de course, et d' une façon ou d' une autre il va être nécessaire de le réformer, même si la résistance restera significative pendant encore un certain temps.
Beaucoup de banquiers avouent cependant qu' ils vont désormais fuir la clientèle américaine comme la peste. Les banques suisses comptent en effet se recentrer sur la clientèle des Emirats arabes bien moins problèmatique en terme d' évasion fiscale. A Genève, " on " est soudainement devenu allergique à l' accent yankee...
Ci-dessous : le " bon peuple " fait le " siège " d' UBS alors en pleine crise. Image assez insolite en Suisse, même elle devrait le devenir de moins en moins au fil du temps. Les suisses, ne roulant pas tous en Porsche, se disent en effet excédés par le système actuel même si quelquepart ils coupent la branche sur laquelle ils sont assis...