Nouveau rebondissement dans l' affaire qui oppose la banque suisse et Washington. Les deux parties ont en effet demandé hier l' ajournement du " fameux " procès qui devait débuté ce jour. Dans leur requête commune, l' administration Obama et le spécialiste de la gestion de fortune proposent de reporter la première audience le 3 ou 4 août prochain. Les deux acteurs se livrent à cette démarche dans le but de trouver un terrain d' entente extrajudiciaire. Tout n' est cependant pas réglé pour autant. Loin de là.
Après avoir déjà " laché " pas moins de 780 millions de dollars le 18 février dernier, UBS va devoir de nouveau " cracher " au bassinet. Reste donc à déterminer le montant, par rapport au préjudice subi par le fisc américain. Mais il s' agit également de savoir dans quelles proportions UBS peut faire face, notamment en ce qui concerne la préservation des fonds propres du groupe afin de ne pas recourir, une fois encore, à une augmentation de capital. D' épineux problèmes restent donc à résoudre, et ce ne sera évidemment pas simple, même si Washington se montre quand même prêt à faire un " effort ".
Mais il n' y a pas que l' argent, et le fisc yankee continue toujours à s' intéresser de près aux noms de ses contribuables, afin, bien entendu, des les imposer comme il se doit. UBS restera cependant camper sur ses positions en continuant à ne pas divulguer l' identité des intéressés. Secret bancaire oblige bien évidemment. Il faut en outre ne pas oublier, que si UBS faisait des concessions en la matière, les autres banques risqueraient d' en subir les conséquences. UBS n' est en effet pas la seule banque suisse a voir des clients peu désireux de faire preuve d' une transparence absolue. Il faut cependant noter, qu' en la matière, plusieurs etablissements financiers suisses sont en actuellement en train de faire " le grand ménage " concernant leur clientèle respective " d' évadés fiscaux " qui n' ont jamais été aussi peu désirables.
UBS, pour se racheter une conduite, notamment aux Etats-unis, a de toute façon, également intérêt à repartir d' une feuille blanche. La leçon a semble t-il été comprise, mais si les Financiers en général, et ceux d' UBS en particulier, ont toujours beaucoup de mal à se remettre en question. L' argent étant en effet toujours plus fort que la raison.
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