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Premier constat : il y a toujours autant de monde. Ca " brasse " en effet toujours autant dans les rues de Manhattan. Par contre, pour ce qui concerne la consommation, et donc l' économie, on ne peut pas dire que ce soit l' euphorie. Les boutiques sont en effet loin d' être bondées. On peut en effet faire ses emplettes en toute tranquillité, sans attendre le moins du monde au passage en caisse. Cela ne se bouscule pas. La " déserfication " est encore plus flagrante en haut de la 5 ième Avenue, là ou se trouve les célèbres boutiques de Luxe. Désertes en plein week-end, voilà qui est tout de même assez peu commun. Même les badauds, qui d' ordinaire allaient toujours faire un petit tour par curiosité dans les boutiques de Luxe, semblent actuellement ne plus oser, comme si ce n' etait finalement vraiment pas la peine de faire semblant. Le personnel tourne donc en rond en attendant des jours meilleurs. Le consommateur américain semble donc avoir retrouvé une certaine raison en ne consommant donc plus à outrance. Le calme dans les boutiques de Luxe, prouve également que les touristes fortunés ne se " lachent " plus autant qu' auparavant. Du côté des restaurants, ce n' est également pas l' euphorie, notamment et surtout en ce qui concerne les lieux touristiques de la ville. Il n' est en effet pas difficile de trouver une place en terrasse pour déjeuner au soleil, et ce même en plein week-end. Ce calme ( relatif ) donne même parfois un air provincial à la Grosse Pomme.
Du côté de la 6 ième, là ou se trouve un grand nombre de banque internationales, on peut constater que de nombreux buildings sont quasiment, voir même totalement désertés par les salariés licenciés. La crise est passée par là, et personne ne peut le nier. Entre la 6 ième et la 7 ième par exemple, un des immeubles de BANK of AMERICA, est en effet totalement déserté. Les bureaux restent désespérement libres. Seuls les lumières fonctionnent encore durant la nuit, comme pour faire " semblant ". Mais comme évoqué plus haut, l' ambiance n' est pas particulièrement à la morosité. Le New-yorkais semblant prendre tout cela avec une certaine fatalité, en se disant que tout finira bien par repartir tôt ou tard.
Reste l' ambiance à Wall Street : pas vraiment de grands changements, en apparence tout du moins. Les rues menant à la Bourse américaine sont toujours bouchées et/ou en travaux ( fictifs ). En arrivant en voiture il faut toujours montrer patte blanche, pendant que la brigade canine fouille chaque voiture dont le conducteur doit avoir une autorisation spéciale. A la fermeture des marchés, le berger allemand de service fait toujours sursauter les badauds ou autres working girls du district financier. La police veille-gentiment-au grain lors de la sortie des Traders qui se font bien plus discrets qu' avant. Il est désormais évident que l' on fait profil bas du côté de Wall Street à présent. Moins de frime, pour ne pas dire plus du tout, et beaucoup plus de discretion en attendant des jours meilleurs. Pour la petite histoire, en tout et pour tout, une seule FERRARI aura été apercue durant tout le séjour. Personne ne croit cependant au changement, et l' état d' esprit reste bien le même. Ici tout le monde ( ou presque ) considère que ce qui s' est passé n' est finalement qu' une méchante tempête, non à même de changer fondatalement le systéme. Tout finira par repartir, même si tout le monde est bien conscient, que beaucoup de monde restera quand même sur la touche.
Bref, NEW-YORK ne va pas si mal. L' ambiance n' est certes pas à l' euphorie, mais pas non plus à la sinistrose. On est bien loin de l' ambiance " fin du monde " fantasmée par certains. L' honneur est sauf, et il n' y a donc plus qu' à attendre que tout reparte. Les américains en ont déjà vu d' autres, et ont toujours sû rebondir au final. Juste une histoire de temps en somme...