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TRADING / BOURSE / ANALYSE TECHNIQUE / TRADER / SPECULATION ECONOMIE / CHRONIQUES POLITIQUES

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Evasion fiscale : Singapour et les Emirats arabes sur les rangs

Dans l' affaire, ou plutôt le quasi " scandale " d' UBS via le " fameux " secret bancaire suisse, la banque a été trop rapide pour fournir les noms d' un certain nombre de ses clients américains. Le Tribunal fédéral administratif suisse a en effet statué vendredi soir en faveur des plaignants américains. L' injonction est sans appel. Les juges ont en effet interdit à UBS, ainsi qu' à l' autorité suisse des marchés financiers de divulguer les noms des clients américains à l' administration Obama. Dans le cas contraire, des sanctions pénales seront prises à l' endroit d' UBS et de l' autorité des marchés financiers suisse.

Huit américains s' étaient opposés à une telle démarche. Une plainte collective avait donc été déposée dans l' urgence par une étude d' avocats zurichois. Autant dire que c' était plutôt la panique. En matière d' évasion fiscale, les sommes en question étant toujours forcément conséquentes. Les juges helvétiques ont donc donné raison aux plaignants en affirmant que les informations exigées par les autorités américaines étaient toujours de l' ordre du secret bancaire, et ce tant que les tribunaux compétents n' auront pas statué sur la réalité de la fraude fiscale. La  suisse tenant manifestement à préserver son fonds de commerce.

Hélas, quelques minutes après la décision des juges suisses, on apprenait qu' UBS avait déjà lâché le " morceau " au fisc américain, qui se faisait il est vrai, de plus en plus menaçant. L' autorité des marchés financiers suisses : la Finma, affirmait  en effet hier soir que les données étaient déjà à Washington. La Finma, évidemment montrée du doigt par tous les financiers suisses, se serait justifiée en évoquant le fait qu' il fallait réagir vite face aux autorités américaines, et ce afin de protéger UBS contre l' inculpation pénale devant intervenir le lendemain. La bataille ne fait donc que commencer.

Reste que le secret bancaire suisse est une des mamelles de la prosperité du pays. Le coup porté passe mal, surtout en cette période de crise économique qui n' épargne pas la Suisse. Après avoir donc déjà obtenu 250 noms, les USA ne comptent en effet pas en rester là, et exigent encore pas moins de 52 000 noms de ressortissants américains n' ayant pas déclaré leurs comptes. A Miami notamment,, on commence à vraiment regretter d' avoir voter Obama...

Dans la lignée d' UBS, donc le titre a encore fortement décroché en Bourse, les autres banques suisses commencent à " flipper " sec. " L' excellente " réputation de la place financière suisse risque en effet de subir le contrecoup de cette affaire, même si les banquiers suisses se disent combatifs. Il ne s' agirait en effet pas de faire fuir la très bonne clientèle internationale. Les banquiers vont avoir fort à faire pour convaincre leurs clients-forcément échaudés-que le cas d' UBS est en fait bien particulier. Tous les spécialistes affirment haut et fort que le secret bancaire suisse n' est pas mort, à la condition, bien évidemment qu' UBS ne finisse pas par divulguer le nom des clients des 52 000 comptes...

Tout le " petit " monde de la finance suisse tente donc de se rassurer en affirmant que ce type d' incident, certes regrettable, ne parviendra aucunement à mettre à mal la réputation de la Suisse dans le monde du offshore. Ils ont sans doute raison, même si au quatres coins de la planète, les " riches " sont forcément un peu dans l' angoisse. Quand on vous dit que les " riches " ont d' énormes problèmes... Au final, et jusqu' à nouvel ordre, la Suisse reste toujours une référence en matière d' offshore.

En tout cas, si les choses devaient se gâter pour la place financière suisse, certains pays pourraient bien s' en réjouir. Parmi les concurrentes les plus sérieuses, se trouvent les Emirats arabes, mais également Singapour. La place asiatique s' est en effet taillée une solide réputation en matière de finance, d' autant que géographiquement elle est également bien située. Sur le lucratif marché de la gestion de fortune, l' Asie a en effet toutes les chances de dépasser l' Europe à l' horizon 2012.

En outre, il ne faut pas oublier que Singapour bénéficie du soutien de...Pekin... Dès lors, si les USA s' obstinent dans leur " chasse " à " l' évadé fiscal ", il sera donc beaucoup plus difficile pour ces derniers de battre en brèche la politique de confidentialité de Singapour pour la simple et bonne raison que la Chine finance plus d' un quart de la dette...américaine...

Rien n' est simple en ce bas monde, et comme disent les spécialistes du " offshore ", s' il faut aller créer une place offshore sur la...planète MARS nous le ferrons ! L' évasion fiscale a donc encore de beaux jours devant elle. La souris étant toujours plus maligne que le gros matou que représente les Etats.

Enfin la dernière question qu' il faut se poser est de savoir pour quelle raison à travers le monde, les " riches " passent leur temps à essayer de fuir la fiscalité de leur pays d' origine ? Tout simplement car ils ont l' impression, justifiée dans très grande majorité des cas, de subir une imposition bien trop contraignante. Personne de responsable ne refuse de s' acquitter d' un impôt, mais quand il devient trop important, on cherche naturellement à y échapper. Un sujet " respecté " par un état, c' est à dire bénéficiant d' une fiscalité adaptée, et donc non excessive, consomme dans son propre pays, dans un état d' esprit serein sans chercher à " s' évader " ailleurs. Quand un américain se rend en Suisse par exemple, pour y ouvrir un compte, afin d' échapper, de manière bien compréhensive à une fiscalité non adaptée à son endroit, il descend dans un palace, s' offre quelques bonnes tables, s' achète une ROLEX, ainsi qu' un superbe sac CHANEL à sa maîtresse. Toutes ces dépenses, l' Etat donc il essaye de fuir la fiscalité, aurait évidemment pû en profiter, en rendant accessoirement son ressortissant heureux de rendre service à son pays. Tant que les politiques de la très grande majorité des Etats dans le monde n' auront pas compris cette logique qu' un enfant en âge de compter comprendrait aisément, leurs ressortissants respectifs continueront de parcourir le monde à la recherche d' une place offshore pour y placer leur argent, au détriment du " bon peuple " qui ne peut quant à lui se le permettre, et qui  subit donc les conséquences indirectes de l' évasion fiscale. Les politiques, en adoptant une fiscalité non adaptée à l' endroit des nantis, participe massivement au développement des inégalités qui finissent par créer les crises majeures pouvant mener à des émeutes, et-hélas-aux...guerres... La responsabilité totale est politique dans tous les domaines.



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