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Le " bon peuple " du monde entier qui rame, a un besoin fou de se sentir rassurer et de croire au fait que l' on aille forcément vers un monde meilleur. Il rêve donc les yeux ouverts, en jettant son dévolu sur le premier messie qui passe, à la seule condition qu' il sache vendre du rêve. Peu importe si l' heureux élu n' a pas la moindre capacité, ce qui compte c' est qu' il fasse rêver. Les médias, désormais plus excités par les " politiques " que par Britney Spears, construisent de toutes parts des prétendants qui présentent bien, et qui surtout savent dire ce que le " bon peuple " a envie d' entendre. On vend aujourd' hui du rêve comme un vend un vulgaire paquet de lessive, et les médias font aujourd' hui du marketing en participant massivement à la " propagande " de ceux qui savent parler aux foules.
On a parlé à outrance du fait que la victoire d' Obama est tout simplement historique et qu' elle allait donc changer le monde. Les marchés financiers, toujours les pieds sur terre, malgré ce que l' on veut bien en dire, ont vite fait un rappel à l' ordre dans les règles au nouvel élu. Obama, pas plus qu' un autre, n' est en possession de la fameuse baguette magique capable de régler, une fois pour toutes, l' ensemble des problèmes de l' humanité. Le miracle n' aura pas lieu une fois de plus, même si le " bon peuple " y croit. Les " prolos " du monde entier ont en effet un besoin permanent de s' accrocher aux différents messies qui se succédent régulièrement, et ce même si à chaque fois la déception est forcément au bout du chemin.
Le " bon peuple " croit donc encore a l' efficacité du politique. Il faut dire qu' il n' a pas vraiment le choix. Dieu ayant en effet montré une certaine désinvolture au cours des siècles derniers dans sa manière de régler les problèmes du monde, même si ce n' a jamais été sa vocation initiale. Aujourd' hui, le " bon peuple " ne croit donc plus en Dieu, mais au " politique ". Celui qui sait parler, ou plutôt raconter la " messe " justement. Les politiques sont devenus des prêtres. Mais des prêtres " bling bling " qui savent vendre du rêve avec un large sourire, de belles promesses, avec un don pour la manipulation des masses, hors du commun. Le " politique " des temps modernes doit donc se vendre aussi efficacement qu' un produit de consommation courante. Mais il doit aussi faire rêver comme un produit de luxe. Il faut donc que cela brille un maximum. Obama l' a parfaitement bien compris. Il brillait, à côté d' un Mc Cain bien terne.
La victoire d' Obama n' a rien d' historique, ou alors uniquement d' un point de vue marketing. Il est vrai qu' en la matière il a tout simplement excellé. On pouvait difficilement réaliser meilleure campagne...publicitaire... Qu' il soit blanc, bleu, noir ou jaune, n' y change rien. Son efficacité à vendre du rêve n' a strictement rien à voir avec la couleur de sa peau. Il se trouve qu' Obama est métis, tant mieux pour ceux qui y voient un changement, mais s' il avait été blanc, ou jaune, il aurait été élu de la même manière s' il avait été aussi efficace dans sa manière de se vendre.
La victoire d' Obama n' est pas historique. Elle est tout simplement logique. Le meilleur bonimenteur a gagné. C' est tout. Rien à voir avec une couleur de peau. Il y a des bonimenteurs de toutes les couleurs. Notre exemplaire français est bien blanc. Les américains avaient besoin de changement après les 8 années de l' ère BUSH. Le changement est de toutes façons toujours bénéfique. Il n' est jamais bon de laisser les manettes de commande aux mêmes pendant trop longtemps. Les américains l' ont bien compris.
A présent, la question est de savoir ce que va bien pouvoir faire de sa victoire Obama. La réponse reste entière, et une fois l' excitation passée autour de ce jeune premier qui semble sentir bon le sable chaud, la réalité de tous les jours reste toujours présente pour de nombreux américains notamment. Victoire d' Obama ou pas, les victimes des subprimes sont toujours dans la rue au lendemain de la victoire du nouveau maître du monde. Le sourire " ultrabrite " d' Obama ne sera d' aucune utilité pour le " bon peuple " américain.
Comme un certain SARKOZY plus près de nous, Obama est condamné à agir vite. Très vite. Il va donc rapidement s' employer à gesticuler comme le fait SARKOZY, avec espérons le, plus de succès. La marge de manoeuvre est en effet réduite à sa plus simple expression, et on voit mal comment il va pouvoir régler les épineux problèmes des Etats-unis. C' est en effet encore autre chose que ceux de SARKOZY, même si les américains rebondissent toujours beaucoup mieux que les français.
SARKOZY devait sauver la France, en allant notamment chercher la croissance avec les dents. Il s' est depuis casser les dents. 18 mois après son élection, la situation économique et sociale de la France n' a en effet jamais été aussi catastrophique. Tout était possible, et surtout le pire comme on peut-hélas-le voir depuis plusieurs mois. Espérons, surtout pour les américains, qu' OBAMA sera plus efficace en matière économique notamment.
OBAMA est condamné à réussir. Ses " salades " étaient trop bien emballées pour décevoir le peuple américain. Il faut à présent que les actes prennent le relais de ces " salades " qui risquent d' avoir un goût amer beaucoup plus vite que l' on ne veut bien le croire. Le miracle n' aura pas lieu. Il n' a jamais lieu. La gueule de bois guette tous les américains à l' échéance des 18 prochains mois... La couleur de la peau d' OBAMA n' y changera rien... Bon courage quand même...

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