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La chasse au " riche " est ouverte. D' habitude réservé aux paradis fiscaux, le " riche ", le vrai, intéresse bien du monde, et bien entendu les Etats. On parle bien entendu du " vrai riche ". Pas le " bon peuple " endetté jusqu' au cou en ayant voulu jouer le riche justement. Pas le " propriétaire virtuel " d' un bien immobilier qui se déprecie à vue d' oeil. Non, le vrai. Celui qui n' est pas plus endetté que cela. Le " vrai riche " quoi. Le CAPITALISTE avec un grand " C " qui commence à " flipper " sérieux à la simple idée d' en avoir un peu moins sur ses comptes offshore de préférence. Ben oui ma brave dame, la " crise " touche tout le monde. Enfin, pas tout à fait de la même façon. Faut dire que le " vrai riche " vit largement au dessous de ses moyens, au contraire du " faux riche ", qui lui vit au contraire, largement au dessus des siens.
Mais bon, le FRIC c' est CHIC, et il ne s' agirait pas que les " vrais riches " viennent à en manquer. C' est pour cela que cette " clientèle " est en train de remplir des valises de billets afin de les rapatrier à domicile. Finalement, en ces temps orageux, un matelas est tellement plus sûr qu' une banque. Reste la problèmatique du cambriolage, qui a donc de fortes chances de s' envoler lors des prochains mois. Le marché de la sécurité va donc être en vogue. En voilà une idée d' investissement pour ceux qui n' ont pas tout perdu en Bourse cette année.
La chasse au " riche " est donc ouverte. Et les Etats, français et allemands en premier lieu, comptent bien en profiter. Pour une fois qu' ils ont la possibilité de chasser le " vrai riche ", ils ne vont pas le laisser aux paradis fiscaux une fois encore. Des années et des années que c' est ainsi. Il s' agit donc de tirer à boulets rouges sur ces derniers, et ce afin, vous l' aurez compris de rapatrier toute cette oseille qui avait trouvé place dans les banques du Luxembourg, de la Suisse, Monaco, Londres ( oui oui cela en est un, et pas des moindres ), ainsi que de biens d' autres destinations où il y a plus de sociétés fictives que d' habitants.
Le problème avec la chasse au " riche ", c' est qu' elle est difficile et qu' elle demance beaucoup d' expérience, de patience et de discretion. Le " riche " est en effet un animal qui se cache en permanence. Il est en outre pariculièrement méfiant, et les techniques classiques pour le chasser, ne fonctionnent pas. En la matière les paradis fiscaux ont évidemment une véritable expérience depuis toujours. Les pauvres Etats classiques ne font pas le poids.
Se lancer sur le marché lucratif du " riche " n' est donc pas à la portée d' un Etat, et il va donc être très difficile à la France et à l' Allemagne de ramener de belles proies. Comment en effet attirer une " clientèle " qu' on a justement fait fuir pendant des années par la faute d' une politique fiscale totalement inadaptée ? C' est loin d' être simple, et les menaces à l' endroit des riches, les font justement encore fuir davantage.
Le problème de la France et l' Allemagne notamment, est donc de retenir cette belle " clientèle ". Au delà du manque à gagner en matière fiscale, il y a évidemment la problèmatique de la machine économique. Si les " riches " mettent leurs " sousous " à l' étranger, on voit en effet mal comment l' économie pourrait repartir. Les " riches ", au cas où certains l' auraient oublié, permettent de faire fonctionner la machine économique, sauf si on fait tout pour les faire fuir.en les taxant. L' argent de ces derniers est tout simplement le carburant de l' économie, et à l' heure actuelle on frôle la panne sèche.
Mais quand on investit, on veut évidemment un retour sur investissement. Et évidemment en la matière, le " vrai riche " est bien plus exigeant que le " bon peuple ". Plus exigeant signifie qu' il en veut donc plus, tout en étant moins taxé sur ses gains. La réponse s' est toujours trouvée dans les paradis fiscaux, et se trouvera d' autant plus dans ces paradis fiscaux dans les mois et années à venir. Les Etats en ont bien conscience, et c' est donc pour cela qu' ils font tout pour essayer d' étouffer ces derniers. Ce n' est en effet pas pour faire plaisir au " bon peuple ".que SARKOZY fait dans le populisme de base. En période de crise aigue comme actuellement, les Etats ont en effet énormément à perdre, d' autant que dans ces mêmes périodes, les " vrais riches " ont encore plus envie d' escapades dans les paradis fiscaux, qu' en temps normal.
Il y a en effet jamais eu autant de " touristes " en cette période que dans des villes comme Genève. On retire des valises ( pas qu' une image...) de billets dans une banque, pour les mettre dans une autre. On veut retirer du cash tout de suite, et le virement classique est devenu soudainement totalement obsolète. En fait il y a actuellement une " drôle " d' ambiance dans les banques, et on fait tout pour retenir le " vrai riche " beaucoup moins patient que le " bon peuple " auquel il suffit de raconter la " messe " au 20 heures pour qu' il se calme. Le " vrai riche " devient en effet vite nerveux quand il s' agit de " fric ".
En fait, aussi paradoxale que cela puisse paraitre en ces temps de crise gravissime, c' est qu' il y a un maximum de fric qui trâine un peu partout. Et comme toujours, le principal souci de ceux qui en ont, c' est justement de le faire travailler afin qu' il rapporte un maximum. Cela ne vous rappelle rien ?
La nature humaine reste la nature humaine et crise ou pas crise, la " problèmatique " reste la même. A savoir faire un maximum de fric. D' autant que les " vrais riches " en ont quand même perdu un peu. Il va donc s' agir de denicher des rendements autrement plus intéressants pour tenter de compenser les pertes de cette folle année 2008.
En la matière, les banques vont donc devoir se démener pour trouver des produits encore plus rentables, donc encore plus complexes.
La vie n' est qu' un éternel recommencement. Mais n' oubliez pas : " LE FRIC c' est CHIC ! ".

(Ci-contre une LAMBORGHINI MURCIELAGO LP 640 d' une valeur minimale de 264 000 euros, garée devant un palace Genevois en plein mois d' octobre. Mois d' ordinaire peu propice au tourisme, mais crise oblige, le lac Léman ( pas Lehman ) a tout d' un coup un charme fou en cette période...)
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