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Les politiques ( américains en l' occurence ) qui sont responsables de la déroute actuelle, cherchent à tout prix des coupables. Encore que de l' autre côté de l' atlantique on se fasse quand même beaucoup plus discret qu' en europe pour trouver les responsables de la crise actuelle. On ne va quand même pas se tirer une balle dans le pied.
La crise actuelle est en effet le résultat catastrophique d' une politique accommodante à l' endroit des " prolos ". Vous savez, ceux qui n' ont pas le sou, mais qui rêvent également de devenir capitalistes comme ceux qui en ont. Le capitalisme se démocratise, ou tout du moins tente. Ceux qui n' ont pas le sou, veulent en effet faire comme ceux qui en ont. La première étape passe par une des bases du capitalisme, à savoir devenir...PROPRIETAIRE ! Le rêve absolue. Evidemment, pour y parvenir il faut bien quelques pépettes, et quand on a pas, il faut donc bien aller voir son banquier.
Aux USA, pays où l' on veut toujours faire feu de tout bois, on a cependant pas attendu tranquillement que les " prolos " viennent demander quelques " sousous " pour assouvir leurs rêves, mais on est carrément aller les chercher chez eux, en leur proposant de devenir propriétaire, alors même que ce bon peuple ne pensait même pas pouvoir le devenir un jour.
Au départ, le bon peuple américain sans le sou, avait au moins du bon sens. Il savait qu' il n' était pas possible de devenir propriétaire avec les bourses vides et n' y pensait donc même pas. Mais aux USA, tout est possible. Tiens cela vous rappelle d' ailleurs rien ce slogan ? Tout est donc possible, et même le fait d' être propriétaire sans en avoir les moyens.
On est donc aller voir ces braves gens chez eux en leur disant que tout était possible, et ce même si cela ne pouvait pas l' être. Des revenus insuffisants ? Pas bien grave, il suffit simplement de " bidonné " le dossier, et ça passera, ne vous inquiétez pas ma brave dame... Le taux variable ? Pas bien grave. Personne n' aura poser la moindre question. L' essentiel était juste de signer là, en bas à droite. Merci Madame. Pour le reste on s' occupe de tout. Reste donc plus qu' à acheter une belle maison. La maison de vos rêves ma brave dame. Et pour les remboursements, pas la moindre inquiétude. La valeur de votre bien immobilier ne peut en effet que s' apprécier dans le temps. Pensez donc, vous allez vraiment devenir " riche " sans rien faire. Un vrai capitaliste on vous dit !
Un capitaliste sans le sou n' est hélas pas un véritable capitaliste, et ce même si il est propriétaire, virtuel, d' un bien immobilier que ne peut que prendre de la valeur dans le temps. Quoi ? Parfois, un bien immobilier perd de sa valeur ? Mais non, ce n' est pas possible. Et pourtant. Et pourtant, si, et c' est bien le problème. On aurait donc menti au " bon peuple " américain ? Ben c' est à dire que pas vraiment. Enfin si un peu, mais on pensait que les arbres allaient monter jusqu' au ciel en matière d' immobilier. C' est les politiques qui nous l' ont dit.
On a donc ouvert en grand les vannes du crédit. Les banques en ont profité pour faire de bons vieux " gloubiboulga " à rendre jaloux CASIMIR. Une grande salade où l' on a tout mélangé et qu' on a refourgué aux banquiers du monde entier en leur disant qu' il n' y avait que du bon à l' intérieur. Miam miam, le gâteau avait tellement l' air appétissant. Tout le monde a donc voulu se gaver.
Finalement, il est devenu indigeste. Très indigeste. Puis on a découvert, que les ingrédients n' etaient pas vraiment d' origine controlée. Beurk, très beurk.
La morale de l' histoire, si il y en a une, c' est qu' on ne devrait prêter aux riches, et jamais aux pauvres. A vouloir démocratiser le capitalisme, ces " salauds de pauvres ", ont en effet complètement gripper le système qui marche si bien entre " riches ". C' est donc la faute aux pauvres ma brave dame. Quelle idée aussi de vouloir devenir riche, capitaliste et propriétaire.
La " démocratisation " du capitalisme n' aura donc pas eu lieu. C' est un des échecs les plus sanglants de l' histoire de l' humanité. Ces " salauds de pauvres " ont en outre " réussi " l' exploit d' éclabousser les " riches ". Aucune éducation ces prolos on vous dit ma brave dame.
Il fallait les laisser galérer et leur donner juste les quelques miettes qui restent, comme cela toujours été le cas. Ca a toujours marché ainsi, alors quelle idée de transformer des pauvres en riches. De plus, si les pauvres savaient les problèmes qu' ont les riches avec l' argent, ils ne souhaiteraient jamais devenir des capitalistes. C' est pas si simple vous savez ma brave dame d' être riche. Encore pire que d' être pauvre. Un riche, au contraire d' un pauvre, a en effet tout à perdre.
Les riches ont en effet au moins autant de problèmes avec l' argent que les pauvres.
Les pauvres font tout pour en avoir, et les riches, tout pour le garder. et surtout ne pas le donner à ces " salauds de pauvres " qui n' ont pas la chance d' en avoir. Les pauvres n' ont finalement qu' à avoir la chance d' en avoir. Non mais ! Faut pas déconner quand même.
Il parait qu' en fait, c' est la faute aux magazines " people ". Les pauvres veulent faire comme les riches. Voilà où cela mène ma brave dame, et comme dirait Jacques Brel : " faut pas jouer les riches quand on a pas le sou "...
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