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Quant un patient est malade et que le diagnostic vital n' est guère réjouissant, un chirurgien digne de ce nom ne casse pas le thérmomètre. C' est pourtant ce que viennent de faire les USA, un peu à la manière d' un certain SARKOZY qui n' admettait pas à un moment que le marché parisien puisse être en pleine déroute. Il avait alors tiré à boulets rouges sur le monde de la Finance en criant haut et fort que la situation en question n' était pas normale et qu' il fallait donc plus de transparence. Les financiers en rigolent encore tant c' était grotesque et naif de sa part. Pour tout dire, le refrain est en fait bien connu de la part des politiques de tous genres, avec à la clé une bonne pointe de démagogie qui interpelle au passage le bon peuple qui a une peur bleue des marchés financiers, en n' y voyant que de méchants requins cupides souhaitant " bouffer " le monde en crevant au passage les " prolos ". Toujours la même rengaine en somme, et par conséquent, ce type de discours est donc toujours bon à afficher pour les politiques. Le gouvernement américain ne s' est cependant pas contenté de " belles " paroles, mais est passé carrément à l' acte en interdisant pendant quelques jours les ventes à découvert sur les valeurs financières suite à la débâcle de nos deux " copains " : Freddie et Fannie. Les rebonds très significatifs auxquels on a donc pû assister sur les valeurs financières notamment, n' étaient donc en fait que d' ordre purement technique. Face à l' interdiction évoquée, les HEDGE FUNDS ont en effet été dans l' obligation de racheter leurs positions. Evidemment, c' est reculer pour mieux sauter et l' élastique a de nouveau de grandes chances de faire mal aux doigts. Ne pas admettre l' évidence ne règle en effet rien. Cela permet juste de gagner un peu de temps, dans l' espoir de trouver une nouvelle solution qui n' existe de toutes façons pas. Le ver est dans le fruit, et il ne faut pas rêver, il y a encore de " beaux " milliards de pertes qui traînent dans les tiroirs des banques américaines notamment, et ce en attendant qu' on les découvre. La crise est loin d' être terminée, et ce n' est pas en interdisant les ventes à découvert, qu' on va soigner le malade. C' est même tout le contraire. Mais bon, le libéralisme à l' américaine semble avoir trouvé ses limites. Jamais en effet, on aura vu les autorités américaines venir à la rescousse d' entreprises à la limite de déposer le bilan. Avant, on regardait faire, et on applaudissait presque, en se disant que le malheur des uns finirait bien par faire le bonheur des autres. Aujourd' hui ce n' est plus le cas, et si besoin était, cela prouve vraiment la gravité de la crise actuelle. Casser le thérmomètre ne sert à rien. Le medecin ne sait plus quoi faire. Le traitement n' est pas au point. Il y a du boulot !

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