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Pour ceux qui débarquent de la planète des bisounours, il faut savoir que la société Countrywide Financial est le premier prêteur hypothécaire des Etats-Unis. Le groupe a frôlé la faillite recemment, du fait de la " fameuse " crise des " subrprimes " dont il est le principal responsable, avant d' être ' sauvé " par Bank of América. Pour environ 2.7 milliards de dollars, la banque américaine met la main sur environ 25 % du marché américain des prêts immobiliers. Pour cette dernière, ce n' est donc pas une si mauvais affaire, à condition que cela ne se gatte pas trop pour Countrywide Financial.
Deux états américains, La Californie et l' Illinois, vont en effet poursuivre en justice le spécialiste du prêt immobilier pour avoir notamment incité le " bon peuple " américain, manisfestement pas très averti, à souscrire des prêts risqués par le biais d' une publicité qu' ils jugent mensongère. Le but était évidemment de faire un maximum de dollars, en octroyant des prêts à taux variables à la classe moyenne américaine, sans se soucier le moins du monde de ce qui pouvait éventuellement se passer par la suite. On notera au passage l' attitude des acteurs du secteur, et par la suite des politiques, qui ont commençé par nier le phénomène, le relativiser en annonçant qu' il s' agissait de ménages modestes, donc peu solvables, ce qui était évidemment faux. Il ne fallait en effet pas " paniquer " tout le monde. On connait la suite...
Dans un pays où l' on vend des maisons comme on vend des aspirateurs, la Californie et l' Illinois dénoncent donc des pratiques injustes et trompeuses de la part de Countrywide Financial. Les plaintes visent notamment à demander réparation pour les intéressés qui ont été escroqués par le système frauduleux de Countrywide, dixit le ministre de la justice de la Californie
Il faut dire qu' il y a des dollars à " faire ". Les avocats vont en effet se régaler. Aux Etats-unis, encore plus qu' ailleurs, le malheur des uns finit en effet toujours par faire le bohneur des autres, d' autant que le système des " class action " est parfaitement bien huilé au pays de l' oncle Sam. Les " requins " des prétoires sont fin prêts. A chacun son tour de faire des dollars...et de retomber dans les mêmes travers ?
