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TRADING / BOURSE / ANALYSE TECHNIQUE / TRADER / SPECULATION ECONOMIE / CHRONIQUES POLITIQUES

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ZACHARIAS, le GOURMAND, perd sa dernière bataille

L' ex-PDG de VINCI vient de perdre sa dernière bataille. Il demandait une indemnisation de 81 millions d' euros. Il vient d' être débouté de l' ensemble de ses demandes par le tribunal de Nanterre. Il n' y a toutefois pas lieu de s' inquiéter pour lui. Il a sû assurer ses arrières en matière pécunière à plusieurs reprises.

Antoine ZACHARIAS avait été " démissionné " en juin 2006 sous la pression du conseil d' administration du groupe qu' il dirigeait jusqu' alors. Au passage il avait empoché la coquette somme de... 12.9 millions d' euros.

ZACHARIAS, privé de ses fonctions dirigeantes, notamment dans plusieurs filiales du groupe, voyait ainsi passer sous son nez son droit à bénéficier d' un joli pactole de stock-options évaluées jusqu' à 250 millions d' euros au bas mot.

Antoine n' acceptera pas d' être ainsi traité et assignera donc VINCI en justice en janvier 2007 en estimant le préjudice subit pour sa personne à plus de 80 millions d' euros.

Actuellement en " retraite " en Suisse, ZACHARIAS n' est pas vraiment dans le besoin. Il touche en effet une retraite confortable qui s' élève à plus de 2.1 millions d' euros par an.

ZACHARIAS a toujours eu un appétit démentiel pour les $$$. Mais qui est vraiment ce " gourmand " ?

" ZACH le redoutable " comme on le qualifiait du temps de sa splendeur n' est au départ de sa carrière qu' un " simple " ingénieur. Il n' a même pas fait polytechnique.  Il sort de l' Ecole hydraulique de Toulouse. C' est certes une bonne école, mais pas de celles qui mènent au sommet. Peu importe, l' homme en " veut ". C' est ainsi qu' il est repéré, sur les bancs même de son école, par un certain GUY DEJOUANY, polytechnicien de son état, et " boss " de la Générale des eaux. Il décide de donner sa chance à ce jeune " ambitieux ". ZACHARIAS commencera donc à faire ses armes au sein de la Générale des eaux et se retrouvera rapidement à la direction de la CGE à Lyon.

A Lyon il va commencer à " draguer " tout le gratin local. RAYMOND BARRE lui ouvre rapidement son salon et apprécie tout particulièrement le tempérament de cet homme manifestement pressé. En peu de temps il a ses entrées partout, et fait également copain copain avec un certain... MICHEL NOIR. ZACHARIAS enchaîne les coups d' éclats, et " mouche " au nez et à la barbe le contrat de la ville de Lyon à la Lyonnaise des eaux qu' elle detenait pourtant depuis les années 20. Il décroche ensuite le deuxième captage d' eau suite à un scénario de catastrophe éventuelle au cas où un camion d' hydrocarbures venait à tomber dans le rhône. Sa carrière est à présent lançée.

On le surnomme la " PIEUVRE " tant il déploie ses tentacules autour de lui. Il raffle en effet tous les marchés. A la fin des années 80, lorsque de sombres histoires de fausses factures et de financement de partis politiques tombent,  il fait partie des premiers inculpés. On retrouve en effet des fausses factures de la Générale des eaux. Le scandale fait vaciller l' homme mais il en faut quand même un peu plus. Il a des amis partout, et le juge en charge du dossier est rapidement déssaisi. Après la réélection de Mitterand, tout rentrera dans l' ordre et un non-lieu sera prononçé. A partir de cet affaire là, il se méfiera à outrance des politiques, et finira même pas les mépriser au plus haut point.

Sa chute depuis quelques années, toute " relative " il est vrai, à part bien sûr pour l' EGO, l' a rendu encore plus méfiant, mise à part à l' endroit de quelques rares amis triés sur le volet. Les mondanités le fatiguent et il n' arrive pas à faire semblant. Il aura même quelques mots avec un certain Bébéar, le patron d' AXA, qu' il aurait pris de haut en lançant une boutade que ce dernier n' appréciera pas vraiment.

Mais l' obsession finale de l' homme pressé, c' était le FRIC, les DOLLARS, le CASH. Il a toujours voulu en avoir plus. GAGNER à outrance a toujours été son obsession. En outre, il a toujours eu un désir de revanche palpable envers ceux qui avaient fait polytechnique et le regardaient d' un peu trop haut. Il voulait être le Premier par dessus tout. Il ne supportera jamais sa chute finale le délestant d' un pactole d' actions non négligeable.  Toujours plus !

Pour la petite histoire, avec ses seuls stock-options, ZACHARIAS le " redoutable " aura quand même encaissé la bagatelle de 173 millions d' euros. Sans doute pas assez. A son départ il exigera les 13 millions d' euros évoqués plus haut, plus une autre prime sur la privatisation des autoroutes. Toujours plus !

Le 29 juin 2006, notre ZACHARIAS se fera donc débarqué. " La place " a préféré sacrifié notre bon vieux ZACHARIAS. En effet, un certain XAVIER HUILLARD, sucesseur désigné par ZACHARIAS en personne menaçait de tout déballer. En voulant déboulonner HUILLARD, ZACHARIAS a signé son arrêt de mort.

Tout le monde va ensuite " charger " ZACHARIAS. Les petits actionnaires portent plainte contre lui. Les salariés du groupe encaissent mal sa gourmandise hors du commun. ZACHARIAS est allé trop loin. Toujours plus.

Aujourd' hui il vient donc de perdre sa dernière bataille. Celle de la gourmandise à outrance. Celle de celui qui en voulait toujours plus. Encore et encore. Celle de celui qui voulait être le premier. L' homme est aujourd' hui seul. Plus personne ne veut s' afficher en sa compagnie. Il est devenu un véritable paria. Seul assis sur son pactole de plusieurs millions d' euros. Le spectacle est terminé. Définitivement terminé.























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S
Zacharias le gourmand ou comment rater sa vie.Et dire que certains doivent l'envier...
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T
<br /> <br /> Il est tout de même impressionnant de voir que l' être humain en veut toujours plus et qu' il n' est finalement jamais satisfait. Il était arrivé au plus haut mais était rongé de ne pas<br /> appartenir au sérail, ce qui n' était dans l' absolu qu' un détail. Se retrouver à donner à manger à des pigeons sur le bord du lac léman à 69 ans en ayant des millions d' euros sur des comptes<br /> est une bien triste fin.<br /> <br /> <br /> <br />