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TRADING / BOURSE / ANALYSE TECHNIQUE / TRADER / SPECULATION ECONOMIE / CHRONIQUES POLITIQUES

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L' évasion fiscale : un sport international

Les stylistes mondialement connus, DOLCE et GABBANA sont dans le collimateur du fisc italien. Ces derniers aurait en effet créé deux sociétés écrans au Luxembourg, et afin de se soustraire à l' impôt sur 260 millions d' euros de revenus du groupe.

Les médias se font les choux gras de ces histoires qui n' étonnent finalement plus personne, tant elles se banalisent. L' évasion fiscale étant devenue au fil du temps un sport internatonal pratiqué par de plus en plus de monde.

Un jour ou l' autre il faudra bien voir les réalités en face. C' est aux Etats de faire leux examen de conscience respectif. Ce phénomène d' évasion fiscale qui ne cesse de s' amplifier n' est pas le fruit du hasard. La responsabilité en incombe aux seuls politiques qui refusent d' adapter une pression fiscale adéquate. Le souci majeur des nantis étant de tout faire pour payer moins. Ce phénomène est parfaitement compréhensible, et même humain. Le système ne fonctionne plus et les Etats refusent de l' admettre depuis trop longtemps.

Au final c' est le contribuable lambda qui paye l' inconscience des politiques. Car il faut toujours passer à la caisse à un moment ou à un autre. Les milliards d' euros ou de dollars qui partent chaque année dans les paradis fiscaux sont en effet nécessaires au fonctionnement d' un Etat. En exerçant une pression fiscale sans cesse renouvellée à l' endroit de ceux qui ont des capitaux, les politiques se trompent de combat. La souris est de toutes façons toujours plus maligne que le chat, et ce même si une affaire sort de temps à autre.

L' industrie de l' évasion fiscale représente à présent des milliers d' emplois de par le monde, dans les paradis fiscaux évidemment, mais aussi ailleurs. A travers la planète de grands groupes mondialement connus passent leur temps à développer des stratagèmes et autres montages financiers de plus en plus complexes, mais bien légaux, pour permettrent à la souris d' échapper au gros matou. Cela concerne les particuliers mais aussi, et surtout les entreprises.

Tant que la pression fiscale sera jugée inadaptée, l' évasion fiscale continuera de plus belle. Et ce n' est pas les quelques affaires révélées ici et là qui changeront la donne. Le système est en effet parfaitement huilé depuis bien longtemps.

Quoi de plus ridicule de voir un contribuable potentiellement intéressant en terme d' économie, s' enfuir ailleurs pour y déposer ses fonds et y dépenser son argent par la suite. Les politiques doivent se poser les bonnes questions. L' évasion fiscale n' est pas le fruit du hasard. Personne d' un tant soit peu responsable refuse de payer des impôts. Les nantis ont besoin des mêmes services que les " prolos " et savent très bien qu' ils ne sont pas gratuits pour la collectivité. Ils ne refusent pas de payer des impôts mais estime, à juste titre, qu' ils ne sont pas adaptés.

Les Etats ne comprennent rien à la logique fiscale. Plus la pression est accrue, plus les intéressés se sentent prisonniers, et plus ils ont envie de s' évader. Le terme " évasion fiscale " n' est pas qu' une formule. La préoccupation de ceux qui ont de l' argent ne devrait pas être de touf faire pour le dissimuler, mais au contraire de penser à le dépenser pour faire vivre ce qui ont moins.

Le bouclier fiscal n' a pas fonctionné car les nantis en ont profité comme d' une revanche sur ce qu' ils jugeaient avoir trop payé pendant des années. Les bénéficiaires du paquet fiscal placent leur " petit cadeau " dans les paradis fiscaux, alors que l' Etat pensait en profiter bien naivement par le biais d' une consommation sur le territoire. Il n' en est rien. La suisse, le Luxembourg et bien d' autres places offshores, ne cessent de voir débarquer une nouvelle tranche de clientèle. L' offshore est en effet en train de se " démocratiser " à outrance. Nul besoin à présent d' être milliardaire pour vouloir ouvrir un compte dans un paradis fiscal et d' y créer une société écran. C' est devenu un vrai jeu d' enfant, et dans les soirées mondaines on ne s' en cache même plus. On parle d' une place offshore comme d' une destination de vacances.

Le " offshore " devient de plus en plus " tendance ". De quelques clics on crée une société écran avec le kit qui va bien : adresse postale, immatriculation de véhicule, cartes bancaires aux noms de sociétés farfelues, etc... . Il est aujourd' hui 100 fois plus facile de créer une société offshore que de créer une société classique. Il y a manifestement un problème.

Dans 99 % des cas, la souris sera toujours plus maligne que le gros matou. Ce dernier se trompe de combat et va finir par s' épuiser. Plus les politiques refuseront d' admettre que le système fiscal n' est pas adapté, plus l' évasion fiscale se fera manifeste. C' est mathématique. Bon courage à Nicolas et les autres...

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