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Le Président de tous les français n' est plus. Un an après son élection le résultat est sans appel : FIASCO TOTAL. Celui qui devait changer le monde signe un échec cuisant. Plus personne n' aime SARKO. La phase de cristallisation que tous les dépendants affectifs connaissent fort bien est terminée depuis belle lurette. Le beau parleur n' avait finalement rien dans le slip. On ne peut être que déçu face au " brouillon " de cette première année. La France, qui n' en avait vraiment pas besoin, est devenue un vaste chantier. Jamais la visibilité n' aura été si mauvaise dans ce pays. La recette du sauveur de l' humanité a aujourd' hui un gout amer dans toutes les bouches.
Tout avait pourtant bien commençé. Dans l' euphorie collective, SARKOZY s' autoproclamait SAUVEUR DE L' HUMANITE A TEMPS COMPLET. Il allait enfin régler les problèmes de tout le monde. Julien Courbet de TF1 n' avait qu' à bien se tenir. En choisissant le restaurant du Fouquet' s pour déguster sa victoire, SARKOZY commençait fort. Dans le style clinquant on ne pouvait pas trouver mieux. Mais peu importe, il s' agissait d' afficher la fameuse rupture. La sienne. SARKOZY n' était pas un Président comme les autres. Il fallait le dire haut et fort. Fanfaronner par la suite sur le yatch d' un milliardaire faisait aussi partie de cette stratégie. Il ne faut en effet pas oublier que SARKOZY est un stratége de haut vol. Rien n' est laissé au hasard et c' est d' ailleurs pour cela que SARKOZY a gagné les élections 2007. La " pauvre " SEGO ne pouvait pas faire le poids face à tant d' audace. Enfin bref, il fallait créer un nouveau style. Le style SARKOZY était né. Une France décomplexée. Un tutoiement par là, une insulte par ci. Le moins que l' on puisse dire c' est que le bon peuple a compris le message. Un peu trop même. Jamais on aura vu un Président se faire publiquement insulter. Sur le coup c' est peut être risible, mais cela masque une réalité plus inquiétante. Nicolas SARKOZY n' a finalement toujours pas endossé son grand costume de Président. Il n' est finalement pas très impressionnant, et cela reste tout de même un handicap pour un Président de la République.
Après avoir décomplexé la France, avec une réussite toute relative, il fallait bien passer aux choses sérieuses. Remettre la France sur les rails. Bouger le " cul " du gros mamouth. TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS : tout un programme ! Sur le papier le slogan sonnait bien. Le meilleur des publicitaires n' aurait pas fait mieux. SARKOZY avait juste oublié un petit détail : le bon peuple n' avait pas spécialement envie de travailler plus. Les 35 heures ne sont pas arrivées par hasard dans ce cher pays. Si tel n' avait pas été le cas, elles n' auraient pas fonctionnées. Le bon peuple tient à ses 35 heures et ce même si il n' a pas vraiment compris que ce n' était pas vraiment compatible avec l' augmentation du pouvoir d' achat. Cette fameuse inflation que SARKOZY, bien piètre économiste, n' a pas vu venir. A l' époque il criait haut et fort, notamment à l' endroit de la BCE, que l' inflation était sous contrôle. La concurrence était suffisante pour la maintenir. Dans la réalité c' était quand même un peu plus compliqué que cela. La réalité économique est bien plus forte que SARKOZY. L' économie, c' est justement le vrai gros problème de SARKOZY. Il ne la maîtrise absolument pas. Elle lui échappe complétement, et SARKOZY n' a plus d' autres choix à présent que d' essayer de gagner du temps en racontant la " messe ". SARKOZY, franc du collier avant et même quelque temps après son élection, est devenu de nouveau un MENTEUR. La croissance n' est pas prête d' être au rendez vous, et SARKOZY s' en aperçoit chaque un jour un peu plus. Le lancement de sa marque " TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS " est aujourd' hui un échec flagrant.
En matière de politique étrangère, SARKO aura également fait " rire " son monde, même si le rire en question est plutôt teinté, une fois encore, d' une certaine amertune. Après avoir récité de belles leçons sur les droits de l' homme, le VRP SARKOZY a donné la priorité aux dollars. Il faut aller chercher la croissance là où elle se trouve, et peu importe si c' est chez des dictateurs. Après tout, le VRP du coin ne soucie pas si son client du jour met une danse à sa femme le soir. Sauf que pour un pays tel que la France, nation des droits de l' homme, ce n' est pas tout à fait la même chose. Mais peu importe, il faut bien vendre de " la " centrale nucléaire et des armes. Il est vrai qu' en France, à part des armes on ne produit plus grand chose. SARKOZY, spécialiste de la " lèche " n' a donc que peu d' états d' âme quand les dollars sont là. Le problème c' est que cela ne fait pas gagner des points de croissance pour autant.
Un an après son élection, c' est donc la déception qui prédomine. Non seulement les résultats ne sont pas au rendez vous, mais fait plus grave, le diagnostic de départ était mauvais. Le malade " FRANCE " avait besoin d' un chirurgien efficace accompagnée d' une véritable équipe de professionnels, et non pas une bande de guignols déambulant dans les couloirs en pinçant le cul des infirmières. Casser le thémomètre ne guérira pas le malade. Bon courage quand même Nicolas...