Le mot spéculation est un bien vilain mot. SARKOZY, sauveur de l' humanité à plein temps, a horreur de ce mot, même si, comme beaucoup, il ne sait pas vraiment ce qu' il veut dire. A en croire certains politiques bien " démago ", les " méchants " spéculateurs seraient responsables de quasiment tous les problèmes du monde. En matière de pétrole, on ose toutefois pas parler de " spéculation ". Cela fait peur au bon peuple. Dès qu' une nouvelle hausse survient, les médias s' empressent de justifier ce qui n' est en fait que de la spéculation pure et dure. Le cap des 120 dollars a été atteint, et comme à l' accoutumé, une bonne raison a été trouvée : une grève en Ecosse et un conflit social au Nigéria. Autrement dit des problèmes mineures n' ayant pas la moindre incidence sur le cours de l' or noir. Une fois de plus, les politiques racontent la " messe " pour ne pas agacer le bon peuple n' ayant déjà plus un rond. Le pétrole est entre les mains des spéculateurs. C' est parfaitement vrai, et SARKOZY est impuissant comme dans bien d' autres domaines. Il est même devenu l' humouriste préféré des spéculateurs. C' est vrai que ses déclarations font toujours rire. Ce n' est donc pas les politiques qui parviendront à calmer les ardeurs des spéculateurs. Il faut dire que la hausse que nous vivons actuellement est parfaitement bien organisée. Les spéculateurs sont déjà capable de dire quand le cours du pétrole atteindra les 150 dollars. Tout est programmé pour la plus grande joie des différents intervenants. A part le bon peuple, tout le monde y trouve en effet son compte, y compris...l' Etat. Mais pourquoi autant de spéculation autour de l' or noir ? La réponse est toute simple : les différents acteurs anticipent au maximum une situation à venir qu' ils n' arrivent pas à prévoir. La demande des pays comme la Chine, l' Inde ou même encore la Russie, est aujourd' hui tout simplement impossible à quantifier. Il faut dire que les pays émergents n' ont prévenu personne. Le monde change et on est aujourd' hui bien incapable de prévoir qu' elle sera la demande de la planète lors des prochaines décennies. On peut également aussi évoquer le fait que les réserves de pétrole s' amenuisent chaque jour un peu plus, mais ce n' est pas vraiment sérieux. Cette argument fait d' ailleurs rire tous les acteurs du secteur. Du pétrole il y en a revendre. Il faut simplement aller le chercher là où il est. Si il faut le chercher sous le gazon de la Maison Blanche, les intéressés n' hésiteront pas une seule seconde. Evidemment tout cela a forcément un coût et ce qui n' est pas faisable avec un baril à 50 dollars, le devient soudainement avec un baril à 100 ou 120 dollars. Plus on fait monter le cours du pétrole, plus la marge de manoeuvre est donc appréciable. A 100 dollars le cours de pétrole créait l' événement. Aujourd' hui, on l' a presque oublié. C' était pourtant il y à peine deux mois. L' homme finit toujours par s' adapter. Le pétrole ira donc à 150 dollars, et les spéculateurs pensent déjà en secret au niveau des 200. Et ce n' est pas les politiques qui parviendront à stopper cette hausse. Le vrai pouvoir est entre les mains des spéculateurs, et non des politiques. SARKOZY l' a appris à ses dépens à plusieurs reprises, et ses coups de gueule à l' endroit des spéculateurs n' y changeront rien. La spéculation a encore de beaux jours devant elle, et ce dans tous les domaines.