Comme vous avez été nombreux à me demander des précisions concernant l' indicateur " zigzag ", je reviens donc dessus avec un nouvel exemple.
Il s' agit du cas de SOCIETE GENERALE. Dans le premier graphique, vous pouvez voir que le trade ( quasi ) parfait concernant cette valeur allait du 28 janvier au premier février suivant. Dans la première ellipse on voit la belle bougie de retournement. Une ouverture quasiment au plus haut, une forte dégringolade et un retournement de situation par la suite comme le traduit bien la longue tige sur la bougie en question. Dans la deuxième ellipse, il s' agit donc de la bougie de fin de trade. C' est en fait une bougie d' hésitation du marché. Le corps est en effet limité, et la différence entre le cours d' ouverture et clôture demeure limitée. On note deux ombres à peu près équivalentes sur le haut et bas du corps de la bougie. Cette bougie traduit donc une hésitation comme évoquée. Les vendeurs et acheteurs n' arrivent pas à se départager. Bien souvent, ce sont pourtant ( dans le cas d' un titre en tendance haussière ) les vendeurs qui reprendront la main le lendemain de la formation de ce type de bougie d' hésitation. Dans le cas d' un titre en tendance baissière, ce type de bougie sera généralement favorable aux acheteurs. Ce type de bougie doit donc inciter à la prudence, et il vaut donc mieux déboucler sa position lorsqu' elle apparait, même si il est tout de même possible que le mouvement initié se poursuive dans le même sens. Dans le cas de SOCIETE GENERALE, on voit que cette bougie d' hésitation a été bénéfique aux vendeurs le lendemain. Il fallait donc solder. Sur ce graphique " daily ", on voit bien les " cassures zigzag ".
Dans le deuxième graphique, nous allons à présent voir de manière plus approfondie, l' heure ( quasi ) idéale d' achat en date du 28 janvier, et de vente en date du premier février. Pour cela, il faut donc travailler en UT 5, ou comme vous pouvez le voir sur le dernier graphique en UT 3. Il s' agit donc de repérer la bonne " cassure zigzag ". Certaines seront en effet invalidées. La difficulté réside donc dans le fait d' entrer sur la bonne " cassure zigzag ". C' est là qu' entrent en ligne de compte, l' expérience et la connaissance approfondie des différentes valeurs. Il faut que la bougie soit " parlante " ( bottom, bougie ou marteau inversé notamment ), avec une cohérence ( éventuelle ) avec un support pertinent. Dans le cas qui nous occupe il fallait donc entrer le 28 janvier sur la " cassure zigzag " de 10 H 30. Le débouclage aura lieu, quant à lui, le premier février à 16 H 05 sur " cassure zigzag ". Entre temps, il y aura eu un certain nombre, plus ou moins important, de " cassures zigzag ". Il s' agit en fait de " cassures zigzag " intermédiaires dont il ne faut pas tenir compte dans le cas d' un trade " swing " ( swing : mouvement sur plusieurs jours, en essayant de prendre toute l' amplitude du mouvement. Le trade " intraday ", quant à lui, ne prend qu' une partie limité et parfois même infime d' un mouvement ). Alors, bien sûr, vous allez me dire, comment savoir qu' une " cassure zigzag " qui apparait à un moment donné, n' est pas une cassure intermédiaire, mais au contraire une cassure nécessitant un débouclage ? . C' est là, qu' il va falloir de nouveau regarder le graphique en " daily ". Si il n' y a pas de bougie de fin de mouvement, comme celle du premier février, il n' y a pas de raison de déboucler. Il faut juste accepter les éventuels retracements baissiers suite aux " cassures zigzag " intermédiaires.
Oui, mais comment faire pour ne pas sortir trop tôt ? En fait, quand on travaille sur une valeur, il vaut mieux de pas trop regarder autour. C' est à dire ne pas trop dire les NEWS qui tombent en permanence, et qui n' apportent pas grand chose dans le meilleur des cas, et peuvent influencer votre manière de trader dans le pire des cas. Quant à l' indice de référence, on s' en moque également un peu. Si il y a une " cassure zigzag " pertinente sur une valeur à un moment donné, peu importe que le CAC soit à + 2 ou - 2 %. Ce n' est pas cela qui compte. C' est le titre sur lequel on travaille qu' il faut suivre.



