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En annonçant une baisse de la pression fiscale à l' endroit des ménages américains, le Président BUSH n' a pas réussi à convaincre la planète financière d' une part, et a en outre " paniqué " le bon peuple américain. Il n' avait certes pas le choix. Aucune marge de manoeuvre n' était en effet possible. Une intervention était donc nécessaire, même si à vrai dire elle arrive bien tardivement. A présent c' est en effet toute l' opinion publique américaine qui est au courant des déboires de l' économie américaine, et par ricochet de celle de l' ensemble de la planète. L' américain, et par extension, le français ou bien l' allemand, deviennent encore plus inquiets qu' ils ne l' étaient déjà. Le mot " KRACH " est désormais dans toutes les bouches, et pas seulement dans celles des initiés. L' angoisse est palpable. Les initiés savent, et les non initiés ne savent pas mais imaginent. Ce qui encore pire. Le plan BUSH consiste à redonner du pouvoir d' achat aux américains, pour qu' ils consomment et fassent donc repartir la machine économique. Sur le papier, c' est défendable, et il n' y a de toutes façons aucune autre alternative comme on a pu le voir plus haut. Le problème, c' est qu' en agissant ainsi, on augmente encore le climat d' inquiètude des ménages américains. Or ces derniers sont déjà directement ou indirectement concernés par la crise de l' immobilier sevissant depuis plusieurs mois, et qui contrairement à ce que l' on peut entendre, concerne des actifs appartenant à la classe moyenne et bénéficiant de revenus appréciables. Le seul problème étant qu' aux USA, on vend du crédit immobilier comme on vend du crédit à la consommation en France. Il n' est donc pas étonnant qu' il y ait eu " sortie de route " à un moment donné.
On parle d' une réduction moyenne de l' ordre de 800 dollars par ménage américain. A votre avis, que vont faire de cet argent les ménages américains dont l' inquiètude est grandissante ? Consommer ? Sûrement pas. Ils vont le mettre de côté pour faire face aux prochaines inquiètudes s' accentuant aussi vite que les marchés financiers dégringolent.
Un individu inquiet ne consomme pas, il épargne.
Le français épargne " trop ", et ne consomme pas au grand dam des politiques qui ne comprennent apparemment toujours pas cet état de fait. Tant que les français seront inquiets ils ne consommeront pas. En France, cela fait des decennies que les français sont inquiets, et ce n' est sûrement pas en leur racontant la " messe " que l' on va dissiper ses inquiètudes particulièrement bien ancrées dans l' inconscient collectif, mais également dans la réalité.
Bon courage Nicolas...