L' homme parle beaucoup. A l' entendre, on croirait presque à un philanthrope né. Il ne serait en effet tà que pour défendre les intérêts du brave consommateur, et sûrement pas pour faire de l' argent. Il s' est donc réjoui du prochain enterrement de la loi Galland. Pensez donc ! Cela va effectivement servir les intérêts du consommateur.
Michel-Edouard Leclerc et ses petits copains de la grande distribution veulent donc nous faire croire qu' ils ne disposaient pas de la marge de manoeuvre nécessaire pour négocier avec leurs fournisseurs. Il est vrai que la petite PME du fond du cantal essayant de placer ses produits dans un hypermarché impose sûrement ses propres conditions à Michel-Edouard Leclerc.
Ce dernier ne nous fera tout de même pas croire cela. Il oublie juste un petti détail : Les fameuses marges arrières représentent en moyenne plus de 30 % du prix net facturé. Depuis cette année, la grande distribution peut déduire dans le prix de vente la moitié des marges en question. Ce qui représente au bas mot 15 %. Michel-Edouard Leclerc toujours très soucieux du pouvoir d' achat du bon peuple ne l' a bien entendu absolument pas répercuté.
Revenons un instant sur ce fameux système des marges arrières. Si dans votre campagne profonde vous produisez du fromage et que contrairement à Michel-Edouard Leclerc, vous souhaitez gagner un peu d' argent, il va falloir commercialiser votre produit par le biais de la grande distribution. Vous n' avez en effet pas le choix. A la tête de votre petite PME vous téléphoner donc à Michel-Edouard Leclerc pour placer vos produits dans ses magasins. Il vous écoute gentiment et vous donne son accord, mais à condition de passer... à la caisse ! Il va falloir en effet payer pour être référencé. Et évidemment, c' est vous qui fixerez les conditions. Enfin dans la réalité, c' est Michel-Edouard Leclerc qui va rapidement vous faire revenir sur terre en fixant ses conditions qui ne seront plus tout à fait les mêmes que les votres.
Quelques jours plus tard, " satisfait " d' être référencé par ce grand philantrhrope qu' est Michel-Edouard Leclerc, vous vous rendez dans un de ses magasins, et vous vous apercevez avec amertune que le prix de votre produit est affiché au prix que vous auriez aimé le vendre avant la négociation des fameuses arrières. Michel et ses copains avaient pourtant la possibilité de déduire au moins 15 % de la fameuse marge arrière, mais ils ne l' ont pas fait... Un simple oubli sûrement. Venant de la part de la grande distribution, il n' y a aucun doute à avoir...
Mais il est vrai que le bon peuple adore les hypermarchés. Ce ne sont plus des centres commerciaux, mais des centres de... loisirs. Donc tout va bien dans le meilleur des mondes !