Contrairement à ce que l' on pourrait croire, un organisme préfère prêter à un " pauvre " qu' à un " riche ". Le " pauvre " étant en effet bien plus rentable que ne peut l' être une personne plus aisée. Il suffit de regarder les taux d' intérêts astronomiques des organismes spécialisés dans le crédit à la consommation pour comprendre le phénomène. Il n' est en effet pas rare que les taux dépassent les 20 %. C' est tout simplement énorme, et dans la grande majorité des cas, les clients n' y prêteront même pas attention. L' essentiel étant d' avoir pu financer leurs projets.
C' est donc sur ces fameux intérêts que les organismes se gavent. Le remboursement du capital prêté n' étant que secondaire.
Aux USA, quantité d' organismes financiers, autres que les banques, ont donc prêté à outrance à des ménages modestes, et ce dans l' optique d' obtenir une rentabilité maximale avec une maxime marketing bien huilée : Le " pauvre " rapportant bien plus que le " riche " . En outre, l' avantage du premier, c' est que bien souvent il n' a pas conscience du coût réel du financement accordé. C' est donc une véritable poule aux oeufs d' or pour les organismes en question.
Tout cela c' est sur le papier bien évidemment. Quand la machine tourne tout va bien. Mais vous aurez évidemment compris, que par rapport à une personne aisée, une autre modeste présente un risque bien supèrieure. Le moindre grain de sable, et c' est toute la machine qui déraille. C' est exactement ce qui s' est passé aux USA.
A trop vouloir jouer avec le feu, les organismes prêteurs ont fini par se brûler les doigts. D' un point de vue moral, on pourrait dire qu' il y a un juste retour des choses. A vouloir le beurre et l' argent du beurre, la crèmière s' est fait mettre la fessée.
" SALAUDS de pauvres ", voilà qu' ils font perdre de l' argent aux riches maintenant...