Plus l' échéance s' approche, plus les investisseurs craignent la prochaine intervention de cet illustre personnage qu' est TRICHET. Dans l' absolu, on peut en effet considérer que la crise est derrière nous. De ce fait, il n' est pas illusoire de penser que JC TRICHET puisse de nouveau relever le taux directeur, et ce tel que c' était prévu à la début août. La ligne de conduite n' aurait donc pas changé, et la grosse crise financière de l' été ne serait donc à considèrer, selon TRICHET tout du moins, que comme un orage isolé sans gravité. L' essentiel étant pour ce dernier, encore et toujours la maitrise de l' inflation. Toujours la même rengaine en somme. TRICHET ne semble pas avoir les même chiffres que la grande majorité des économistes s' accordant à dire qu' il est une fois de plus " en plein délire ". Mais l' animal est têtu et rien n' y fera si il a décidé de relever le taux directeur le 6 septembre prochain.
Reste que la meilleure attitude à adopter afin de ne pas être déçu est de s' attendre " au pire ", à savoir donc un prochain relèvement du taux directeur. Il n' est d' ailleurs pas impossible, que le marché envisage cette décision, et commence à " pricer " déjà cette dernière. Un statu quo représenterait donc une bonne nouvelle, et un relèvement un non-évenement. Dans les deux cas, il n' y aurait donc que peu d' impact sur l' évolution actuelle du marché. Tout est relatif évidemment, et on pourra éventuellement retracer à la baisse, mais il de moins en moins probable qu' on retrouve les plus bas des dernières semaines.
Les foncamentaux de bon nombre de sociétés restent en effet bons, et par conséquent, un futur relèvement du taux directeur, ne fera que ralentir la tendance du moment, mais sans risque majeur de l' inverser de nouveau. Il ne faut donc pas avoir peur de la prochaine intervention de la BCE, même si évidemment, il serait préferable d' en rester au statu quo, mais bon ce n' est vraiment pas gagné.
Concernant BERNANKE, force est de constater, qu' il... DORT ! Sa récente intervention a certes rassuré comme il se devait les marchés, mais on a tout de même du mal à voir ce qu' il compte faire à terme. Les plus mauvaises langues d' entre nous n' hésitant même pas à dire, qu' il n' a pas le moindre plan. Il se laisserait porter par le vent, et prendrait des décisions à la hâte en fonction de la météo du moment. Ce n' est donc pas non plus de son côté qu' on pourra compter pour y voir plus clair. Il serait pourtant appréciable qu' il se réveille, car c' est tout de même son rôle.
D' autres mauvaises langues ( décidemment ) avancent également le fait, que si la FED était restée éveillée, nous n' en serions pas là en matière de crise de 'l' immobilier aux USA. Il est certes toujours facile à refaire l' histoire après, mais on peut quand même se dire qu' il y a tout de même eu quelques manquements ici et là.
Alors évidemment, comme l' a évoqué notamment le Président BUSH, la crise " subprime " ne représente finalement vraiment pas grand chose par rapport à l' ensemble de l' économie US, mais ce n' est pas pour autant une raison de se réjouir. Il y avait quand même un vers dans le fruit, et il faudra tout de même regarder si il y en pas d' autres.
Bref, qui vivra, verra...